Faune Alfort

LE JOURNAL

Publications et actualités du centre de soins pour la faune sauvage Faune Alfort

Chaque printemps, les centres de soins pour la faune sauvage connaissent une augmentation marquée des admissions. Cette période correspond à un pic d’activité, lié notamment à l’arrivée des jeunes animaux, plus vulnérables et fortement exposés aux perturbations de leur environnement.

Une hausse significative des prises en charge

Si des animaux sont accueillis toute l’année, le printemps concentre une part importante des admissions. En 2025, Faune Alfort a pris en charge
10 552animaux sauvages, dont près de 70% étaient des juvéniles.
Cette proportionillustre le rôle central de cette période dans l’activité du centre.

Evolution accueils de la faune sauvage

Des causes majoritairement liées aux activitéshumaines

Les situations de détresse observées sont, dans la grande majorité des cas, liées à des facteurs anthropiques : collisions routières, chocs contre les vitrages, perturbations des habitats liées à l’entretien des espaces verts, entravement dans des infrastructures, prédation par les animaux domestiques, interventions humaines inadaptées…
Dans un territoire fortement urbanisé comme l’Île-de-France, ces facteurs sont particulièrement fréquents.

Une prise en charge longue et encadrée

Prise en charge faune juvénile

Chaque admission implique un protocole complet :

  • examen clinique
  • soins vétérinaires
  • alimentation adaptée
  • suivi quotidien

La durée de prise en charge varie de quelques jours à plusieurs semaines. Contrairement aux animaux domestiques, la faune sauvage
ne bénéficie d’aucun système de financement dédié.

Un rôle structurant en Île-de-France

Faune Alfort est aujourd’hui le seul centre en Île-de-France en capacité d’accueillir toutes les espèces sauvages. Dans une région dense, où les interactions entre activités humaines et faune sauvage sont nombreuses, ce rôle est déterminant.

centre de soins faune sauvage ile de france

Des besoins financiers en forte hausse

En période de forte activité, les dépenses peuvent atteindre
jusqu’à 40 000 € par mois.
Ces coûts couvrent :

  • les soins vétérinaires
  • l’alimentation
  • le matériel
  • la logistique
  • le fonctionnement des équipes

Aujourd’hui, une grande partie du financement de Faune Alfort repose sur les dons des particuliers.

Une campagne de financement dédiée

Pour répondre à cette période critique, une campagne de dons est organisée chaque printemps.
En 2026, l’objectif est fixé à 80 000 €, afin de couvrir une partie de la prise en charge des jeunes animaux accueillis entre le 1er mai et le 31 août.

Un enjeu de continuité des soins

L’augmentation continue des admissions, combinée à l’absence de financement dédié, pose une question structurelle : celle de la capacité des centres de soins pour la faune sauvage à maintenir un niveau de prise en charge adapté.
Le soutien du public constitue aujourd’hui un levier essentiel pour garantir la continuité et la qualité des soins apportés à la faune sauvage.

Soutenir les soins des juvéniles